Textes sur mon travail

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Textes 

Combien de fois, quand je n'avais pas avec moi la boite de couleurs, j'ai vu un endroit merveilleux de la nature. Je prévoyais de revenir le lendemain à la même heure. J'y revenais, en effet, mais rien n'existait plus. Les arbres, la vallée, même la lumière, tout était là, mais moi, je n'étais plus celui d'hier.    Nicolaé Grigorescu (1838-1907)

 

Le succès hâtif  remporté par quelques audacieux grâce aux puissants moyens actuels de diffusion, par la mise en valeur d'une seule et simple particularité capable de satisfaire à l'appétit des foules incultes, montre dans quelle mépris des valeurs humaines  s'engage notre civilisation et quel dangereux climat moral et social s'offre à notre jeunesse. Est-ce que le travail et les études, la conscience professionnelle, le désire de perfection, cependant source de véritables joies durables, sont encore  des vertus humaines?   N'est-ce pas plutôt la satisfaction des penchants matérialistes qui devient désormais objectif et dignité des hommes ? Peut-être  est-il nécessaire et urgent pour notre société nouvelle de repenser le problème de son élévation intellectuelle, celui de la construction de son infrastructure  morale, influence et surveillance comprises.     Émile TAINMONT.

 "La société aura sans doute à se défendre contre le désordre, contre le chaos qui engendrerait cette liberté si elle devait être mal comprise et aboutir à une anarchie stérile.."   René HUYGHE.


~ Alain DIMPRE est un peintre qui sait voir, voir vraiment au point de donner à voir et de questionner le spectateur. C’est l’écriture  pour créer le dialogue autour de ce qui le fascine, ce qu’il aime aussi, rien de plus mais rien de moins. Dans sa peinture, la technique est au service de l’idée mais pour lui ce n’est pas l 'essentiel ; c’est un moyen au service d’une fin ; Inventer, associer des couleurs, ne pas être prisonnier des habitudes manuelles et mentales, ne pas se répéter. Il ne se met au travail que lorsque celui de l’esprit est avancé et revient sur une œuvre jusqu’au moment ou tout bascule. Il faut que son travail soit significatif d’un moment, d’un regard croisé…un espace vide comme la toile, lieu de ce qui fut et de ce qui va être. Lieu qui appartient à l’artiste. Chez lui, c’est un combat constant, une mise à l’épreuve personnelle pour tendre à la vérité…la sienne.

M. Deltombe, Palais de l’Europe du Touquet,  1990

~ Si le travail de Alain DIMPRE est fait d’unités formelles, il cherche néanmoins constamment à perturber, à infiltrer le doute dans les systèmes établis. Hors des courants, l’artiste aborde la réalité en redéfinissant les rôles de chacun. Décrire. Puis, sans apriorité , capturer l'émotion d'un instant de vie, saisir le temps, le mouvement et les jeux de lumière.  Les « images » obtenues, sur toile montrent bien entendu des ressemblances mais les interprétations sont nécessairement différentes. Cette œuvre pose clairement la difficulté que nous pouvons avoir à définir l’autre. Les  représentations de l’artiste rassemblent autant de personnages, d’écrans qui montrent différents visages du corps et soulignent le caractère aléatoire de la réalité. Alain DIMPRE sonde les limites qui séparent l’être et le paraître en pointant les contradictions. De lui-même, il dit « je ne suis pas artiste. Je suis artisan,  je fais mon travail, demain, je puis aussi faire autre chose » pour poursuivre par « cherche toujours à être toi-même » (2) à quoi on pourrait ajouter « et tu finiras peut-être par savoir qui tu es ». Alain DIMPRE propose de (re)construire en permanence son identité en additionnant les informations, en essayant de comprendre les mécanismes d’identifications dans leur complexité, pour finalement se remettre en question et chercher ce qui perdure à travers tous ces personnages.                 

Cornelia Sontag, Paris, Espace Delpha  , 1993 

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Textes

How much time, when I had not with limps me it colors, I have seen a wonderful place of the nature. I anticipated to return the lendemain to the same hour. I returned there, indeed, but nothing existed more. Trees, the valley, even the light, whole was there, but me, I was not more than yesterday.    Nicolaé Grigorescu (1838-1907)

 

 

The hasty success  achieved by some daring thanks to powerful current distribution means, by the development of an alone and simple capable particularity to satisfy to the uncultivated crowd appetite, watch in what human value contempt  is committed our civilization and harmful what social and moral climate offers to our youth. Do the work and studies, the professional conscience, desires it perfection, however source of real durable joys, be again human virtues?   Becomes is not this rather the materialistic propensity satisfaction do becomes henceforth objective and man dignity ? Perhaps  is - urgent and necessary it for our new company to reconsider the problem of its intellectual elevation, that the construction of its  moral infrastructure,  influence  and supervision understood.     Émile TAINMONT.

 "The company will have without doubt to defend against the disorder, against the chaos that would father this liberty if it had to be badly understood and to end to an anarchy stérile.."   René HUYGHE.


Alain DIMPRE is a painter that knows to see, see truly the point to give to see and to question the spectator. It is the handwriting  to create the dialogue around what fascinates it, what it likes also, nothing of more but nothing of less. In its paint, the technique is to the service of the idea but to it this is not l 'essentiel ; it is a means to the service of a fin ; To invent, associate colors, not to be captive habits manuelles and mental, not to repeat. It does not put to the work that when that the spirit is advanced and returned on a  œuvre  until the  moment or all seesaw. It is necessary that its work is significant a moment, a look croisé…un space empties as the cloth, place of what was and what is going to be. Place that belongs to the artist. At it, it is a constant combat, a placement to the personal test for tender to the vérité…la his.

Mr. Deltombe, Palace of Europe of the Touquet,  1990

 

~ If the work of Alain DIMPRE is made formal units, it seeks nevertheless constantly to disturb,  to infiltrate the doubt in systems establish. Out of the courants, the artist approaches the reality by redefining roles of each. To describe. Then, without apriorité , to capture the emotion of an instant of life, to seize the time, the movement and games of light.  Obtained « IMAGES », on cloth show of course resemblances but interpretations are necessarily different. This œuvre pose clearly the difficulty that we can have to define the other. Representations of the artist gather so much celebrities, screens that show different faces the body  and underline the random character of the reality. Alain DIMPRE probes them limit that separate it to be and to appear it by pointing contradictions. Himself, it tells « JE am not artist. I am artisan,  I make my work,  tomorrow, I then also to make other chose » to continue by « CHERCHE always to to be you - même » (2) to what one could have add « ET you will finish perhaps by knowing that you es ». Alain DIMPRE proposes (re) to construct in permanence its identity by adding information, by trying to understand mechanisms of identifications in their complexity, to finally give in question and to seek what perdure through all these celebrities.                

CORNELIA Sontag, Paris, Space Delpha  , 1993 

 


En Art, la décadence à notre époque est devenue une plaie, une attitude de plus en plus facile à adopter.

Les barbouilleurs, les bâcleurs et bricoleurs en tous genres « font » pour plaire, pour suivre une mode qui va de pair avec bêtise et l’argent. Seuls les regards ont de l’importance quand la surface devient substance. Faire sans mode, c’est un devoir, une vocation pour Alain DIMPRE. Toute autre obsession dépasse de beaucoup le seul fait d’être à la mode ; car cela exige de la rigueur que la plupart d’entre eux est incapable d’apporter à un seul instant de sa création. Il a besoin d’idées capables de transcender son imaginaire, de valoriser par le « fait » purement esthétique le moment de confidence. Car l’œuvre est une confidence. Quelles qu’est pu être ses intentions, les difficultés résolues, le travail accompli, il apparaîtra qu’il y soit présent. Ainsi la peinture épouse son être, le cheminement intérieur. Il décolle des apparences pour mieux sentir et mieux participer au tourbillon qui le brasse et l’aspire. Au souffle qui le transporte vers l’appropriation du réel au moyens de la peinture. Alors le geste est libre et c’est un geste de capture, de prédateur dont les rythmes d’opération simulent les traces obliques qui s’inscrivent dans les corps, les objets. Dans les traces effectuées dans le frais de la peinture et les phénomènes chromatiques..                   

M.   Ardelier  .  Salon d’Automne à Brebières,  2002 


Fidèle au "métier" qu'il a appris aux Arts appliqués de Calais (ses professeurs :Jacques Declercq et Marc  Ollagnon.   Ses maîtres,  Jeanne Thil et Georges  Andrique  Atelier peinture) puis aux  Beaux arts de Lille et Paris.

Il  s'exprime à l'huile, en technique mixte, aquarelle ou au pastel sec, ces médiums, qu'il maîtrise  en jouant qui plus est sur les contrastes. Des contrastes  qu'il introduit par le rendu des différentes matières qu'il transpose  - des contrastes visuels aussi, lorsque dans le traitement de ses œuvres il oppose  lavis et médium uniment répartis, le fondu des modelés, la douceur et la violence de la texture ainsi travaillée à la rigueur du trait, le flou des formes, la précision des détails. Mais au-delà de la particularité de la facture, ce que le regard découvre dans les tableaux de Alain DIMPRE est un espace étrange, dans lequel il lui arrive de pénétrer en vue plongeante - en contre-plongée ou en vue rasante. Un espace extérieur , le plus souvent fermé par un ou deux point de vision. Quelquefois un espace intérieur, circonscrit par l'ombre et la lumière.

Dans ces univers, où, exaltant sa palette, rayonne une intense lumière dont la source est souvent hors cadre, s'inscrivent des lieux, des formes humaines, saisies en diverses attitudes. Personnages féminins ; sur lesquels, auprès desquels, des ombres se développent. Parfois, certaines d'entre elles semblent émaner d'éléments étrangers au tableau.  Dès lors, apprend-il à percevoir dans les oeuvres de Alain DIMPRE cette  ambivalence qui laisse affleurer, sous le rendu soucieux de vérité, l'arbitraire de la représentation - où n'entre aucune volonté  de narration si ce n'est  : la vérité du lieu, le moment partagé, le corps livré.  Parlant de sa démarche et de son travail, il dit  "Travailler sur le motif, à la lumière et capter les atmosphères, les impressions c'est une façon de vivre ma peinture; je suis alors habité par le lieu, le corps que je peins.  Sur le motif, le sujet n'est pas  une chose importante; ce que je reproduit c'est ce qu'il y a entre le sujet et moi. Le choix des teintes, répond aux sensations reçues devant le sujet et  du moment ou se situe l'action de peindre. Pour traduire ce que je sent, c'est  l'ombre et la lumière qui me guide; la lumière qui perce les masses cotonneuses et qui détermine  les éléments qui construisent les paysages, la lumière qui dessine et sculpte les corps guide ma composition"                                                                                                                                 

Galerie EVERAERTS  Paris   2005


In Art, the decadence to our period has become a wound, an increasingly easy attitude to adopt. 

Daubers, the bâcleurs and handymen in all gender « FONT » to please, to follow a mode that goes from  peer with stupidity and the money. Alone looks have the importance when the surface becomes substance. To make without mode, it is a duty, a vocation for Alain DIMPRE. All other obsession exceeds a lot the alone makes to be to the mode ; because that demands the rigor that most of them is incapable to bring to an alone instant of its creation. It needs capable ideas to transcend its imaginary, to valorize by the aesthetic purely « FAIT » the moment of confidence. Because the œuvre is a confidence. What that is been able to be its intentions, resolute difficulties, the accomplished work, it will appear that it there is present. Thus the paint marries its to be, the internal progress. It unglues appearances to better feel and better to participate in the whirlwind that the fathom and aspires it. To the breath that transports it to the appropriation of the real by means the paint. Then the gesture is free and it is a gesture of capture, predator whose rhythms of operation simulate oblique traces that enter in bodies, objects. In traces undertaken in the expense of the paint and chromatic phenomena..

Ardelier  .  Lounge of Autumn to Brebières,  2002 

 


Believer to the "trade" that it has learnt to applied Arts of Stalled (its professors :++Jacques Declercq and Mark  Ollagnon.    Its masters,  Jeanne Thil and Georges  Andrique paint  Workshop)   then to  fine arts of Lille and Paris.

It  expresses to oil, in technical mixed, watercolour or to the dry pastel, these mediums, that it masters  by playing that more is on contrasts.  Contrasts  that it introduced by rendering it the different matters that it transposes  - visual contrasts also, when in the processing of its œuvres it opposes  lavis and medium plainly distribute, smelted it the modelled, the softness and the violence  of the texture thus worked to the rigor of the line, the haziness of forms, the precision of details. But beyond the particularity of the invoice, what the look discovers in tables of Alain DIMPRE is a strange space, in which it arrives it to penetrate in view from above - in against - plunge or in low-angled view. An external space , the most often closed by an or two point of vision. Sometimes an internal space, circumscribed by the shade and the light.

In these universe, where, exalting its paddle, radiates an intense light whose source is often out framework, enter places, human forms, seized in various attitudes. Feminine celebrities ; on which, beside of which, shades develop. Sometimes, some of they seem to emanate from foreign elements on the table.  From then on, learns - it to perceive in works of Alain DIMPRE this  ambivalence that leaves to surface, under the rendered worried of truth, the arbitrary of the representation - where not between no  will  of narration if this is  : the truth of the place, the shared moment, the body delivered.  Speaking its step and its work, it tells  "to Work on the motive, to the light and to win atmospheres, impressions it is a manner to live my paint; I am then resided by the place, the body that I paint.  On the motive, the subject is not  an important thing; what I reproduced it is what there is between the subject and me. The choice of dyes, replies to sensations reçues ahead the subject and  the moment or situates the action to paint. To translate what I feel, it is  the shade and the light that guides me; the light that pierces woolly masses and that determines elements that construct landscapes, the light that draws and sculpts bodies guides my composition"            

EVERAERTS  Paris   2005

 

 


Je dois à la tradition, à l'éducation le fait d'être quelqu'un qui cherche la vérité, sa vérité, qui doute. Je crois beaucoup à la morale en Art comme dans la vie. Quand je dis morale je pense à l'idée d'exemple : un Artiste ne doit pas se vendre; perdre sa sensibilité, faire pour plaire au banal entourage... Je crois que l'artiste doit être en lutte contre la chose établie même s'il doit en souffrir : pour créer, il a besoin d'un climat de lutte et non d'une situation molle de certitude. Regarder, dessiner un corps, des morceaux, des instants fous, des gestes, des attitudes. Il traîne au fond de moi un besoin, le besoin de montrer l'instant qui passe, le moment ou tout bascule. Le moment présent qui va passer au souvenir pour ne plus être vraiment.   C'est ce regard, ce corps qui me fascine alors. Il y a toujours, chez moi, quelque chose d'imprécis mais à chaque fois une manière de "parler", de "communiquer" différente qui met le spectateur dans une situation de trouble. C'est important pour moi et le spectateur, pour ne pas se rassurer. Si la "chose" est aussitôt reconnue, identifiée, on sait de quoi il s'agit et il n'y a plus d'ÉMOTION.  Mes toiles ont un caractère momentané, instantané, comme si le regard se dédoublait et contemplait une scène, à la fois très proche et très lointaine, présente et absente. Pourtant, pour en arriver là, il a fallu capturer l'émotion d'un instant de vie, saisir le temps, le mouvement et les jeux de lumière. Chez moi, ce n'est pas la même distance à l'égard de mon sujet, ni, de ce fait, la même acuité, la même liberté qui développe un "travail" suivi et rigoureux.

J’organise mon travail dans le sens d’une approche de maîtrise artisanale.  Mon travail repose sur la réalité concrète de la pratique picturale, dépouillée de tous artifices redondants, partant des données de base de la peinture pressenties comme des contraintes que l’artiste s’impose : format du tableau, taille des pinceaux, des brosses, des couteaux, nombre et qualité des couleurs à disposition, temps passé à peindre.    Avec ce procédé, je m’interdis le superflu que l’on trouve de plus en plus souvent dans la peinture. J’élimine les effets de style et esthétique, je maîtrise la technique au profit de ma sensibilité.  Je suis plus artisan qu’artiste - où peintre, tout simplement.   Je ne suis pas un fabricant d’images. Je travaille le plus souvent sur nature ; c’est la perception des choses, des lieux, des corps qui compte. C’est la maîtrise des techniques et de mes propres sens qui me fait gagner en indépendance.    Dans les paysages, c’est la nature qui me tient. J’aime le jeu de la lumière et de l’ombre, les lieux dépourvus d’architecture, d’objets fabriqués par l’homme – le choix du sujet est moins important que la peinture, que le regard que je porte, que l’acte.

Dessiner des corps et des attitudes, des instants fous, des gestes, des lieux ; Il traîne au fond de moi un besoin, le besoin de montrer l'instant qui passe, le moment ou tout bascule. Le moment présent qui va passer au souvenir pour ne plus être vraiment.   C'est ce regard, ce corps qui me fascine alors.    Je donne à mes toiles un caractère momentané, instantané, comme si le regard se dédoublait et contemplait une scène, à la fois très proche et très lointaine, présente et absente. Pourtant, pour en arriver là, il a fallu capturer l'émotion d'un instant de vie, saisir le temps, le mouvement et les jeux de lumière. Chez moi, ce n'est pas la même distance à l'égard de mon sujet, ni, de ce fait, la même acuité, la même liberté qui développe un "travail" suivi et rigoureux . Il y a toujours, chez moi, quelque chose d'imprécis mais chaque fois, une manière de "parler", de "communiquer" différente qui met le spectateur dans une situation de trouble. C'est important, pour ne pas se rassurer. Si la "chose" est aussitôt reconnue, identifiée, on sait de quoi il s'agit et il n'y a plus d'ÉMOTION. Je dois à la tradition, à l'éducation le fait d'être quelqu'un qui cherche la vérité, sa vérité, qui doute. Je crois beaucoup à la morale en Art comme dans la vie. Quand je dis morale je pense à l'idée d'exemple : un Artiste ne doit pas se vendre; perdre sa sensibilité, faire pour plaire au banal entourage... Je crois que l'artiste doit être en lutte contre la chose établie même s'il doit en souffrir : pour créer, il a besoin d'un climat de lutte et non d'une situation molle de certitude.  

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Il refuse de suivre une quelconque mode picturale, et semble préférer se situer en dehors du temps.  Traditionnel sans être conservateur, ancien professeur d’arts appliqués, il reste dans la lignée des classiques. Pour lui, l’artiste ne doit pas se satisfaire d’une situation confortable engendrée par des certitudes acquises. L’homme a besoin de défis, et Alain Dimpre est un homme de défis. Il travaille aussi bien et indifféremment l’huile, la technique mixte, l’aquarelle ou le pastel sec. Ces médiums, qu’il maîtrise parfaitement en font un artiste complet et lui permettent de diversifier sa quête sans pour autant se disperser. Alain Dimpre peint des paysages et scènes de genre, de préférence dans de petits ou moyens formats, le vert, le bleu et les couleurs terre de sienne dominent. Il organise son activité dans le sens d’une approche de « maîtrise artisanale ». Son travail révèle une œuvre figurative de courant traditionnel. Format du tableau, taille des pinceaux, des brosses, des couteaux, nombre et qualités des couleurs à disposition ou temps organisé à peindre, tout semble planifié et cependant  la spontanéité est bien présente. La nature environnante sert généralement de thème, les champs, les rivières et les forêts n’ont pas beaucoup de secrets pour l’artiste. Le plus souvent les œuvres combinent une apaisante quiétude à une impression d’instantané, comme si le regard se dédoublait et contemplait une scène, à la fois très lointaine et bien présente. Pour en arriver là, il a fallu capter l’émotion d’un instant de vie, saisir le temps, les mouvements et les jeux de lumière. Le regard découvre un espace qu’il semble déjà connaître, dans lequel il va pénétrer tantôt en vue plongeante, tantôt en vue rasante. La lumière est douce sous un ciel voilé à la façon de Turner, si le soleil existe il se fait discret.  Les compositions sont bien équilibrées et l’occupation de l’espace reparti avec un soin particulier. On a cette étrange impression de dynamisme retenu, mélangé à une sérénité ambiante. La palette pourrait être élargie, mais celle utilisée correspond parfaitement à la démarche de l’artiste. Une série de nus nous rappelle qu’à l’occasion l’artiste sait dessiner et valoriser son sujet par un éclairage attrayant, qu’il a besoin d’idées capables de transcender son imaginaire, afin d’immortaliser le moment de révélation. Sa peinture épouse son être et le poursuit dans son cheminement intérieur. Il décolle des apparences pour mieux sentir et mieux participer au tourbillon qui le brasse et l’inspire. Le geste est libre, c’est un geste de capture et de séducteur dont les rythmes réguliers nous fascinent en douceur. Lorsqu’il travaille sur le motif, il est habité par le lieu, s’en imprègne, capte les atmosphères et traduit les impressions. Nous sommes incontestablement en présence d’une œuvre de qualité, aboutissement du travail d’un artiste exigeant.   

J. St Aubin.     Cambridge Expertise 2007

 

Victor Charreton affirmant sa préférence pour le paysage et le plein air. (1864-1936)

"L'Artiste qui  peint dehors, sous le grand ciel, en plein océan de lumière, ne peut pas, on s'en doute bien, ressembler à celui qui travaille dans la pénombre de l'atelier......L'un a le temps d'étudier son modèle, de réfléchir, d'appeler à son secours des règles de métier et de les expérimenter ; l'autre, au contraire, chemine par le bois, le long des étangs, au sommet des pics neigeux, sollicité par mille aspects différents qui l'enivrent tous et qu'il a la hâte fiévreuse de traduire, sachant leur mobilité déjouante. Le premier oeuvre dans la méditation et la prudence, le second agit sous la poussée violente du désir et dans la fougue d'un environnement que talonne la fugacité de l'effet en plein air, sous la griserie de beautés, qui changent : son sang court plus chaud, son cœur bat plus vite, ses yeux boivent avides et hâtifs tout ce qui charme, tout ce qui exalte"


 

 


 

I have to the tradition, to the education the fact to be someone that seeks the truth, its truth, that doubts. I believe a lot in the moral in Art as in the life. When I tell moral I think of the idea of example : an Artist does not have to be sold; to lose its sensitivity, to make to please to the banal entourage... I believe that the artist has to be in struggle against the even established thing if it has to suffer some : to create, it needs a climate of struggle and not of a soft situation of certainty. To look, draw a body, pieces, mad instants, gestures, attitudes. It drags to the bottom of me a need, need to show the instant that passes,  the moment or all seesaw. The present moment that goes pass to the memory to no longer to be truly.   It is this look, this body that fascinates me then. There is always, at me, some thing of vague but to each time a manner to "speak", to "communicate" different that puts the  spectator   in    a situation of turmoil. It is important for me and the spectator, to does not reassure. If the "thing" is immediately recognized, identified, one knows what it concerns and no longer there is Emotion.  My cloths have a momentary character, snapshot, as if the look splited and contemplates a scene, both very close and very distant, following and leaves. Nevertheless, to arrive some there, it has been necessary to capture the emotion of an instant of life, to seize the time, the movement and games of lumière. Chez me, this  is not the even distances with regard to my subject, neither, thereby, the same acuteness, the same liberty that develops a "work" steady and rigorous.

I organize my work in the senses of an artisanal mastery approach.  My work rests on the concrete reality of the pictorial practice, divested of all redundant artifices, leaving from data of basis of the sensed paint as constraints that the artist is @@impose : format of the table, size of brushes, brushes, knives, number and quality of colors to disposition, time passed to paint.    With this process, I forbid the superfluous that one finds increasingly often in the paint. I eliminate style and aesthetics effects, I master the technique to the profit of my sensitivity.   I am more artisan than artist - where painter, whole simply.   I am not a manufacturer of images. I work the most often on nature ; it is the perception of things, places, bodies that counts. It is the mastery of techniques and my clean feel that makes me earn in independence.    In landscapes, it is the nature that holds me. I like the game of the light and the shade, places dépourvus of architecture, objects manufactured by the man – the choice of the subject is less important than the paint, than the look than I wear, than the acte.

Dessiner of bodies and attitudes, mad instants, gestures, places ;  It drags to the bottom of me a need, need to show the instant that passes, the moment or all seesaw. The present moment that goes pass to the memory to no longer to be truly.   It is this look, this body that fascinates me then.    I give to my cloths a momentary character, snapshot, as if the look splited and contemplates a scene, both very close and very distant, following and leaves. Nevertheless, to arrive some there, it has been necessary to capture the emotion of an instant of life, to seize the time, the movement and games of lumière. Chez me, this is not  the even distances with regard to my subject, neither, thereby, the same acuteness, the same liberty that develops a "work" steady and rigorous . there is always, at me, some thing of vague but each time, a manner to "speak", to "communicate" different that puts the spectator in a situation of turmoil. It is important, to does not reassure. If the "thing" is immediately recognized, identified, one knows what it concerns and no longer there is Emotion. I have to the tradition, to the education the fact to be someone that seeks the truth, its truth, that doubts. I believe a lot in the moral in Art as in the life. When I tell moral I think of the idea of example : an Artist does not have to be sold; to lose its sensitivity, to make to please to the banal entourage... I believe that the artist has to be in struggle against the even established thing if it has to suffer some : to create, it needs a climate of struggle and not of a soft situation of certainty.  

He is traditional, without being preserving and as a fine art teacher, he continues in a classical way. According to him, the artist should not be satisfied with a comfortable situation gained by an acquired belief. Man needs challenges and Alain Dimpre is a man of challenges. He works well with whatever oil, mixed technique, watercolour or dry pastel he uses. These mediums that he perfectly controls let us discover him as a complete artist and allows him to diversify his research without being dispersed. Alain Dimpre paints landscapes and character scenes, which are preferably in small or medium format, predominated by the green, blue terra Siena colours. He organises his activity in “a handcrafted mastery» approach. His work reveals a figurative artwork of a traditional current. The format of Dimpre’s painting consists of the sizes of the paintbrush, brushes and knifes, the numerous qualities of colours at the disposal or the time organised to paint; everything seems to be planned, however the spontaneity is present. The surrounding nature is used generally as the topics fields; rivers and forests do not have much secrecy for the artist. Most of the time, the artwork harmonises a soothing tranquillity with an impression of an instant; as if the look splits itself and gazes at the scene, at a time far distant and present. To get that feeling, the artist needs to capture the emotion of life’s instant, to catch the time, movements and the playing of light. The look discovers a space that Alain Dimpre already seems to know, in which he’s going to enter in, sometimes on a plunging view, sometimes on a low view. The light is mild under a blurred sky, in Turner’s way; if the sun exists, it becomes discrete. The compositions are well balanced and the organisation of the space is allocated with particular care. We obtain a strange impression of retained dynamism; mixed with ambient serenity. The pallet can be increased but the one that is used matches perfectly to the artist’s approach. A set of nudity pieces, reminds us that sometimes the artist knows how to draw and develop his subject by an attractive lighting, and he needs ideas to be able to go beyond his imaginary, in order to immortalise a moment of an exposure. Alain Dimpre’s painting takes on his being and follows his inside course. He frees the appearances up in order to feel better and to create better participation from the movement, which brews and inspires him. The gesture is free; this is a gesture of capture and seducer in which regular rhythms fascinate us with softness. When Alain Dimpre works on the pattern, he’s permeated by the place, impregnates it, acquires the atmosphere and translates the impressions. We can discover a quality artwork: a result of the work of a demanding artist.    J. St Aubin.     Cambridge Expertise 2007

 

Victor Charreton asserting its preference for the landscape and the open air. (1864-1936)
"The Artist that paints outside, under the great sky, in full ocean of light, can not, one in doubt well, to resemble that that works in the darkness of the atelier...... has the time to study its model, to reflect, to call to its help of trade rules and to experiment them ; the other, on the contrary, wanders by woods, the long of ponds, to the snowy peak summit, solicited by thousand different aspects that intoxicate it all and that it has the haste fiévreuse to translate, know their mobility déjouante. The first work in the meditation and the prudence, the second acts under the thrust rape the desire and in the fire of an environment that heels the fugacité of the open-air effect, under the intoxication of beauties, that change : its blood runs hotter, its cœur beats more rapidly, its eyes drink avid and hasty whole what charms, whole what exalts"